comment le slow parenting inspire la façon dont j’accompagne aurèle

Le slow parenting ? Mais qu’est-ce que c’est ?

Tout a commencé avec la parution en 2004 du livre de Carl Honoré, « L’éloge de la lenteur ». Ce Canadien écrit cet ouvrage après avoir reçu un signal d’alarme en observant sa propre façon de gérer les priorités de sa vie. Il y décrit le concept de slow attitude, slow living. C’est une manière de prôner un mode de vie plus lent, plus authentique, plus ancré dans le présent, et beaucoup moins dans le mode multitâches auquel nous sommes soumis.

Le principe du slow parenting qui découle du slow living est un style de parentalité dans lequel peu d’activités sont prévues pour les enfants. Le but n’est pas de faire les choses lentement, mais plutôt de prendre le temps pour faire les choses essentielles. L’idée est de suivre le rythme biologique et physiologique des enfants, tant au niveau du déroulement de la journée que de façon plus générale. En pratique, il s’agit de programmer moins d’activités extra-scolaires, moins de sorties, moins d’activités dirigées à la maison, et par conséquent de s’autoriser à baisser la pression et les contraintes parentales pour davantage de respect du rythme de l’enfant. Pour les enfants, cela signifie plus de temps et d’espace pour mobiliser leur imagination, faire leurs expériences, rêver, traîner, explorer le monde, jouer, être libre de s’ennuyer, sans suivre de programme particulier.

Pour tout le monde, c’est se situer davantage dans l’être que dans l’avoir ou le faire.

Au quotidien, j’essaie de m’en inspirer de ce principe qui colle tout à fait à la façon dont je souhaite accompagner Aurèle, et plus largement je me sens proche du concept de slow living depuis quelques temps déjà. Ma formation à la pédagogie Montessori m’a bien aidée, notamment pour adopter une posture bienveillante, observer le développement d’Aurèle sans chercher à interférer, lui proposer des activités sans contraintes, en le laissant choisir ce dont il a besoin. Je lis aussi de nombreux ouvrages, blogs, sites, articles sur l’éducation positive et la bienveillance.

Voici quelques idées que je mets en pratique pour ralentir le rythme :

opter pour la motricité libre, qui permet au bébé dès sa naissance d’être libre de ses mouvements, sans transat ou parc, sans le faire tenir assis ou debout alors qu’il ne le fait pas seul, et de développer ses capacités motrices à sa vitesse et en suivant une progression plus naturelle. Maintenant qu’Aurèle est plus grand, et même si la marche est acquise, je continue de lui faire confiance et de le laisser faire ses expériences motrices en toute liberté. Cela concerne les escaliers à la maison pour lesquels nous n’avons pas de barrière, les promenades, les aires de jeux, les parcs… Vous pouvez lire d’ailleurs mon article spécifique sur mon attitude au parc.

être à l’écoute de ses émotions, de sa fatigue, de sa faim, ne pas entrer en conflit frontal avec lui, et essayer d’adopter une éducation positive et bienveillante à chaque moment

laisser à Aurèle le maximum d’autonomie, tout au long de la journée, dès que cela est possible. Que ce soit pour se laver, s’habiller, mettre la table, sortir, ou jouer, je le laisse le plus possible choisir s’il veut faire seul ou accompagné, en encourageant toute prise d’indépendance. Cela contribue grandement à renforcer sa confiance en lui

être attentive en amont aux situations délicates (en ce moment : monter dans la poussette pour les longs trajets !), en anticipant, en proposant des choix, en détournant l’attention, en chantant ou racontant une histoire

tenter au maximum de respecter son besoin de sommeil, de proximité, de câlins, de présence, sa faim (ou non !), ses idées de jeux ou de lectures

anticiper les moments de contrainte temporelle (par exemple si nous avons un rendez vous ou devons respecter un horaire), pour ne pas mettre à Aurèle de pression ou lui répéter « dépêche-toi », lui laisser le temps de faire seul s’il le veut, et parer aux imprévus de dernière minute

connaître mes propres limites, et ne pas hésiter à demander un relai, quand c’est possible et souhaitable, pour pouvoir me ressourcer et être de nouveau plus disponible pour lui

lâcher prise sur ce qui ne me semble pas important : la propreté de la maison, de ses vêtements, le bruit (dans une certaine limite), l’alimentation, le regard des autres

essayer de me rapprocher d’un mode de vie plus lent, plus tourné vers l’essentiel, plus simple, plus proche de la nature et une consommation plus raisonnable (sauf pour les livres !) : alimentation bio, cosmétiques moins chimiques, pratique du yoga et de la méditation, projet de départ de la région parisienne pour la campagne, choix réfléchi de jouets, minimalisme, réduction des déchets

se souvenir que l’éducation ne suit pas une route toute tracée et ne fait pas l’objet d’une compétition : c’est un voyage. L’important est de pouvoir accompagner son enfant dans ce voyage, afin qu’il se connaisse et ait confiance en lui

et, une des choses les plus importantes, prendre soin de moi ! Profiter des moments où il est avec son papa (même si c’est 5 minutes pour aller faire une petite course), une baby sitter ou ses grands parents pour faire une activité pour moi. Cela peut être prendre un bain, appliquer du vernis à ongles, lire quelques pages, pratiquer un peu de piano, sortir ma machine à coudre, écrire sur ce blog, traîner sur Instagram, faire une sieste, écouter de la musique, dessiner, tricoter…

Vous sentez-vous proche de ce concept de slow parenting ? Quels sont vos astuces pour lâcher prise ?

N’oubliez pas de télécharger gratuitement mon guide slow parenting !

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14 thoughts on “comment le slow parenting inspire la façon dont j’accompagne aurèle

  1. Bonjour Charlotte,
    Je ne suis pas encore maman mais je decouvre ton blog avec grand plaisir. Je me sens moi aussi proche du concept de slow life. Je m’en inspirerai évidemment lorsque j’aurai un enfant.
    Merci pour ces partages inspirants et bon voyage sur ce chemin passionnant que tu as choisi.
    Raphaëlle

  2. Bravo pour cet article qui résume bien ma façon de voir les choses même si je n’y arrive pas toujours 😉
    Concernant la méditation, comment s’y initier ? Livres ? Merci des éventuels conseils à ce sujet !

    1. Il y a la théorie…et la pratique !
      Pour la méditation j’utilise l’application Mind que je trouve géniale. Il y a un programme découverte gratuit, tu peux commencer par ça pour voir si cela te plaît. Les sessions durent 10 minutes, c’est assez facile à caser dans une journée.