la sieste

Il est environ 13h30. Nous avons fini de déjeuner. Nous avons débarrassé, rangé et nettoyé. Nous montons dans ta chambre, après avoir dit « à tout à l’heure » à Maya. D’abord changer la couche. En te distrayant, en t’encourageant à faire seul. Puis aller dans ta chambre. Allumer ta lampe. Choisir ton livre. Un moment important. Je suis si heureuse que tu aimes autant les livres que nous. Tes préférés du moment, Archibald ou la famille souris.

Nous nous installons dans ton lit. « Sous ètu, foi ». Tu as froid, nous allons sous la couverture. Tu t’assieds sur mes jambes pliées en tailleur. Je lis. Tu commentes et tu montres. Ou bien tu restes silencieux. Mais tu n’en perds pas une miette, toujours très concentré.

Puis c’est le moment de ranger le livre, d’allumer le bruit blanc et d’éteindre la lumière. Je m’allonge à côté de toi, on se fait des bisous, des câlins.  Je te respire. Tu sens si bon mon bébé. Je te serre dans mes bras. Tu mets tes mains autour de mon cou. Tu me dis que tu m’aimes « lu, étoi, panète, cayè ». Jusqu’à la Lune, aux étoiles, aux planètes, à l’univers. Tu t’allonges de ton côté, mais pas trop loin quand même. « Main maman ». Je prends ta petite main dans la mienne, toute chaude, toute douce.

Tu es calme, ta respiration se fait plus lente. Je te regarde en coin, tes paupières sont lourdes. J’ai envie de te prendre à nouveau dans mes bras. De te serrer très fort. De te caresser les joues, les cheveux, le dos. De rester pour toujours comme ça, l’un contre l’autre, rien que toi et moi. Je me sens une maman renard avec son petit, dans ta chambre cabane qui pourrait être notre tanière.

Tu t’es endormi. J’embrasse ta joue rebondie, je sors sur la pointe des pieds. Je prends un peu de temps pour moi.

Une demie-heure, une heure, ou 2 heures plus tard, j’entends tes petits pas, je vois ta bouille aux joues rosies, tes cheveux tout ébouriffés, et puis ta voix rauque qui m’appelle « Maman ? ». Et mes bras retrouvent leur fonction première.

My arms are full, but my heart is fuller.

(Mes bras sont pleins, mais mon coeur l’est encore plus).

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