#greenlife : ma transition végétarienne

Je vous parlais dans cet article de mon changement dans ma façon de consommer. Aujourd’hui je vous en dis un peu plus sur l’aspect « alimentation ».

Je n’ai jamais mangé beaucoup de viande. Chez mes parents nous n’en mangions pas (ou très peu) le soir. Depuis que je vis seule je me limitais à du poulet, parfois du jambon et du steak haché, et du poisson.

En mai dernier j’ai regardé un documentaire sur Netflix qui a changé ma vision des choses. J’ai décidé de ne plus consommer de chair animale pour 3 raisons :

  • ma santé : les animaux que nous consommons sont mauvais pour notre santé. Nous ingérons trop de protéines animales par rapport à nos besoins, sans compter ce qui est donné à manger à ces animaux (et que du coup nous ingérons forcément). En consommant du saumon ou du thon par exemple, qui sont placés haut dans la chaîne alimentaire, nous consommons tous les autres poissons plus petits, et ce qu’ils ont consommé eux, notamment du mercure. Dans le documentaire, des scientifiques, études à l’appui, démontraient leurs propos. Ce qui m’a marqué, ce sont aussi les témoignages de grands sportifs (qui pratiquent l’IronMan par exemple) dont les performances se sont accrues en passant d’un régime composé d’un maximum de protéines animales à un régime végétal.
  • l’environnement : les forêts sont décimées pour créer des champs dont les récoltes servent à nourrir les animaux que nous mangerons. 80% de la déforestation en Amazonie est causée par l’industrie de la viande. Seulement quand il n’y aura plus de forêts comment respirerons-nous ? Saviez-vous également qu’il faut une tonne d’eau pour produire 1kg de viande de boeuf ? Il est urgent de revoir notre consommation pour préserver les ressources de la planète qui ne sont pas inépuisables.
  • le traitement des animaux : les conditions d’élevage et d’abattage de la plupart des animaux que nous mangeons sont déplorables. Il leur sont imposées des souffrances totalement inutiles, et je refuse que mon plaisir de consommer certains aliments serve de caution pour cela.

J’ai donc décidé, du jour au lendemain, de devenir végétarienne dans un premier temps, et de m’approcher au maximum du végétalisme et du véganisme.

Petit point sur ces termes :

  • le végétarien ne consomme pas de chair animale : pas de viande ni de poisson.
  • le végétalien ne consomme pas d’aliments issus de l’exploitation animale : ni viande ni poisson, mais également pas de lait, de fromage, de miel, d’oeufs…
  • le végan bannit de sa vie quotidienne l’exploitation animale sous toutes ses formes : au niveau alimentaire il est végétalien, mais aussi il ne visite pas de zoo, ni de cirque, ne porte pas de cuir, ni de laine, n’utilise aucun produit ménager ou cosmétique contenant des matières animales ou testé sur les animaux…

En ce qui me concerne, je suis actuellement végétarienne, je ne consomme pas non plus de lait d’animal sous forme liquide, mais un peu de fromage, pas d’oeufs seuls mais toujours dans des préparations comme les gâteaux ou les quiches, ainsi que du miel. Je ne vais pas au zoo, au cirque ou à la corrida, je choisis des cosmétiques végan et je commence à faire mes produits ménagers. Je suis pour ainsi dire en transition, je fais du mieux possible, changeant mes habitudes progressivement. Par exemple je porte toujours quelques chaussures et sacs en cuir mais je n’en achète pas de nouveaux, leur préférant des alternatives sans cuir. Je vous conseille sur le sujet la lecture de l’article de Natasha d’Echos Verts « Est-ce que je suis végane ? ».

Pour en revenir à l’alimentation, qui est je pense un des aspects les plus difficiles à changer au quotidien quand on a des habitudes bien ancrées, voici quelques astuces qui m’ont bien aidée :

  • ne pas chercher des substituts à la viande mais repenser entièrement sa façon de manger : ces substituts comme les steaks végétaux par exemple sont souvent des produits transformés, emballés, qui ne correspondent pas à ma façon de manger ni à ma démarche tendant vers le minimum de déchets. Avant d’être végétarienne je consommais déjà le moins possible d’aliments transformés, je ne vais pas commencer maintenant puisque mon idée est de manger mieux. Je ne souhaite pas faire comme avant et seulement retirer la viande et le poisson, je veux chercher le meilleur moyen de bien nourrir mon corps.
  • avoir en réserve des produits de base : des céréales, complètes si possible (pâtes, riz, quinoa, semoule, boulgour…), des légumes (frais, surgelés, en conserve), des légumineuses (pois chiches, haricots rouges, lentilles…), des oléagineux (noix, noisettes, amandes).
  • faire simple : j’ai toujours cuisiné des choses simples au quotidien. Quand je vivais seule, parce que je n’avais pas envie de cuisiner élaboré pour moi seule. Puis quand j’ai eu une famille, parce que je n’avais pas beaucoup de temps à y consacrer dans la vie de tous les jours. Avec ces « ingrédients du placard », on réalise un repas simple, bon et équilibré très rapidement.
  • jouer avec les épices : j’aime les épices, les herbes aromatiques, l’ail, l’oignon, l’échalote. Ils donnent du goût à tous les plats, en variant les plaisirs et métamorphosant des aliments simples : ambiance chinoise avec du sésame, indienne avec du curry, italienne avec du basilic…
  • rechercher l’inspiration : je me promène souvent sur des comptes instagram de recettes VG ou végan, des blogs, et j’ai aussi acheté 2 livres de Marie Laforêt.
  • préparer ses menus à l’avance : cela peut sembler rébarbatif, mais c’est finalement facile (lisez le point suivant !). Cela fait dépenser moins car on sait exactement ce dont on a besoin en allant faire les courses et qu’on n’y retourne pas tous les jours. On n’a pas à réfléchir tous les soirs à un menu quand on est fatigué ou qu’on n’a pas beaucoup de temps. Et on peut envisager un équilibre sur la semaine plus facilement.
  • élaborer une base de recettes pour tous les jours : par exemple : lundi pâtes ou riz ou risotto, mardi soupe ou purée, mercredi tarte ou quiche ou pizza, jeudi légumes rôtis ou farcis ou gratin, vendredi burgers ou bagels ou wraps, samedi apéro avec des choses à tartiner et à manger à la main, et dimanche galettes de sarrasin. C’est tout à fait indicatif mais cela donne déjà une base, sans avoir besoin de créer ses menus de zéro. On peut réfléchir ainsi à son menu de la semaine ensemble, en fonction des contraintes horaires de la famille. Je trouve que c’est aussi très intéressant pour construire un rythme familial : plus de « on mange quoi ce soir ? » de la part des enfants, mais « on est mardi, chouette c’est soupe ! ».
  • consommer de saison et local si possible : quand on a cette trame, finalement il suffit de réfléchir aux légumes à ajouter. Consommer de saison simplifie encore la tâche : on achète un peu de chaque légume de notre primeur (Au Bout Du Champ pour nous !) et ils iront dans nos préparations de la semaine. Des fruits pour les desserts, et c’est tout bon !
  • intégrer les enfants à la cuisine ainsi qu’à nos choix : d’une façon générale je pense que c’est important que les enfants soient présents dans la cuisine (voir mon article sur la vie pratique en cuisine à 2 ans). Ils doivent savoir d’où viennent les aliments, comment on les prépare, ils peuvent goûter… je n’y vois que des bénéfices. Quant à notre alimentation, elle fait partie d’un ensemble auquel nos enfants doivent absolument être sensibilisés, ils sont les adultes de demain.

Dernier point : le régime alimentaire végétalien est adapté à tous les stades de la vie, y compris aux enfants, aux femmes enceintes ou allaitantes, aux sportifs,… à condition qu’il soit bien mené. Nous sommes abreuvés de fausses croyances, et notre pseudo-éducation à la nutrition est basé sur des mensonges : non un menu équilibré n’est pas composé à 1/3 de protéines animales, 1/3 de légumes et 1/3 de féculents, non les produits laitiers ne sont pas nos amis pour la vie (ni une source unique de calcium), etc.

Une alimentation végétalienne variée, incluant régulièrement des légumineuses, apporte tout le fer nécessaire à l’organisme. La vitamine C, qui se trouve en abondance dans les fruits et les légumes, favorise l’assimilation du fer. Seule la vitamine B12 doit être apportée sous forme de compléments alimentaires.

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