instruction en famille : un environnement riche

Vous le savez peut-être, parce que vous avez parcouru mon blog, que vous me suivez sur Instagram ou que vous allez lu ma présentation, mon fils Aurèle né en 2015 n’ira pas à l’école en septembre 2018. J’en explique les raisons dans cet épisode de podcast. L’enfance que j’ai choisi de lui offrir est axée sur la liberté, et l’autonomie de choix. Pour les apprentissages, j’ai beaucoup lu et sais que les enfants apprennent d’eux-mêmes, à condition de leur proposer un environnement riche.

Maria Montessori disait que nous devons aider l’enfant, mais ne rien faire à sa place. Ainsi nous n’agissons pas véritablement sur Aurèle, en lui proposant directement des activités, mais plutôt autour de lui, notamment en créant un environnement qui soutient ses besoins en développement. Dans la pédagogie Montessori, on parle d’ambiance. Il ne s’agit pas que du matériel, mais aussi de l’environnement affectif et temporel dans lequel baigne l’enfant au quotidien.

L’espace de vie

Nous habitons en banlieue proche de Paris, en location. Notre appartement est pensé comme un espace de vie agréable et épuré. Il est sécurisé pour Aurèle depuis sa naissance puisque nous avons toujours suivi les principes de la motricité libre. Une partie du mobilier est adapté à sa taille, il a bien sûr accès à chaque pièce, et peut effectuer le plus possible ses tâches en toute autonomie : toilette, cuisine, ménage, rangement, jeu, lecture. J’en parlais d’ailleurs dans cet épisode.

Notre appartement est assez minimaliste, décoré de manière simple, pour en faire un espace où nous n’avons pas à dire « non », ou à nous préoccuper du sort des objets fragiles. Ce n’est pas pour autant un espace totalement dédié aux enfants, mais Aurèle est libre de tout toucher, explorer, de grimper, ou de déplacer les objets. Cela n’est pas stressant pour nous car nous n’avons rien de fragile à sa portée, les meubles ne sont pas luxueux mais robustes (Ikea mon ami) et nous n’avons pas d’attachement particulier aux objets. Par contre nous savons qu’il ne se met pas en danger. Il peut évoluer depuis toujours chez lui de façon indépendante.

Les jeux

Le jeu est le travail de l’enfant. Nous nous assurons donc que dans notre rythme de vie, Aurèle ait suffisamment de temps pour jouer. Je dirais qu’il joue tous les jours au moins 4 ou 5 heures. J’ai réaattribué récemment les pièces de l’appartement, et j’ai transformé notre chambre en espace de jeu. Ses objets sont à sa hauteur, il peut jouer en toute liberté, construire, imaginer, inventer, créer. Le matériel d’arts plastiques est également en accès libre.

Tous ses jouets sont en bois, sauf les Playmobils 🙂 mais surtout ils sont ouverts. Cela signifie que rien dans le jeu ne dit comment l’utiliser, il laisse la part belle à l’imagination de l’enfant. Nous affectionnons particulièrement la marque Grimm’s (arc en ciel, maisons, figurines…) et les animaux Holztiger.  A part cela, nous avons un peu de matériel Montessori, ainsi que des puzzles et des jeux de société. Je vous invite à ce sujet à lire ou relire l’article d’Eloise sur la rotation des jouets.

Les livres

Ah, les livres… Aurèle en a déjà plus d’une centaine je pense dans sa bibliothèque. Ils sont répartis environ à 50% de documentaires et à 50% d’histoires, ainsi que quelques livres de poésie. Vous pouvez voir quelques unes de nos coups de coeur sur Instagram avec le #jeudilivre. Nous empruntons aussi très régulièrement à la bibliothèque.

Pour les histoires, j’aime les livres réalistes, avec de belles illustrations et du vocabulaire nuancé. Nos préférés sont entre autres les petites histoires Montessori, les Archibald, la famille souris (moins réalistes mais tellement beaux !), et récemment les Martine. Les documentaires abordent des thèmes très variés, comme le corps, l’histoire, la nature, l’espace. La collection des premières découvertes Gallimard et les ptits docs sont très bien par exemple, mais aussi les imagiers de Fleurus ou les magazines.

Le rythme

Nous avons très peu de contraintes temporelles, Aurèle est toujours gardé à la maison soit par un de ses parents, soit par un(e) baby sitter, ou chez mes parents occasionnellement. Nous n’avons pas besoin de l’emmener pour faire des courses, ou à des rendez-vous. Ainsi nous suivons son rythme. Il se réveille de lui-même, fait une sieste dans l’après-midi, et se couche vers 20h30. En dehors des temps de repas et de toilette, il est occupé à des jeux libres, beaucoup de sorties en extérieur, et participe à la vie de la maison (nettoyage, cuisine, lessive..). C’est un rythme très tranquille, et je n’hésite pas à annuler une sortie si nous sommes fatigués.

Le confort affectif

Aurèle est un petit garçon déjà très autonome mais aussi très sensible. Il pleure facilement si nous élevons la voix par exemple. Il a un grand besoin de câlins et de portage. L’environnement riche, c’est aussi cela : une confiance dans les personnes qui l’entourent, de la sérénité, du calme, du confort émotionnel, de la bienveillance, de la compréhension, une prise en compte de ses émotions. Nous continuons de l’accompagner par notre présence dans ses endormissements. Et dans la journée nous ne sommes jamais loin s’il a besoin de nous.

Selon moi, c’est cette confiance qu’il peut avoir en nous qui lui donne confiance en lui, puis en d’autres personnes extérieures au foyer. Il est d’ailleurs en ce moment de plus en plus intéressé par les interactions avec les autres enfants, et nous suivons donc ses envies.

Et vous ? Croyez-vous en la puissance de l’environnement d’un enfant  ?

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

One thought on “instruction en famille : un environnement riche