8 secrets pour être un slow parent…au parc

Je vous parlais ici de ma vision de la parentalité et du slow parenting, inspiré de la philosophie « slow life ». Le parc est l’un des endroits où je laisse exprimer mon côté « slow parent » au maximum. Vous pouvez d’ailleurs télécharger gratuitement mon guide slow parenting pour en savoir plus.

✦ Je laisse Aurèle aller où il en a envie. Le parc où nous allons le plus souvent est suffisamment grand mais à taille humaine, il y a des allées pour se promener, des espaces avec du gazon, beaucoup d’arbres, un petit plan d’eau, un pigeonnier, et une aire de jeux avec des structures réparties par « âge » et un manège. Quand nous entrons dans le parc, Aurèle descend de la poussette s’il était dedans (par exemple si nous arrivons de loin, puisque je fais presque tout à pied et qu’il ne marche pas encore longtemps). Et c’est lui qui décide où il veut aller. Nous n’allons donc pas systématiquement dans l’aire de jeux, il peut aller sauter dans les flaques d’eau, courir dans l’herbe, se cacher derrière les arbres ou les buissons, observer les oiseaux, ramasser des cailloux, des feuilles…

✦ Si on va dans l’aire de jeux, je ne l’oriente pas vers une activité / structure ou une autre. Le plus souvent je le suis un peu, je m’assois sur un banc en m’assurant qu’il ait vu où j’étais, et je le laisse faire ! Je ne l’invite pas à monter sur le toboggan, grimper sur une balançoire ou autre. Ce principe me convient bien car c’est un moment de repos pour moi 🙂 et est dans la continuité de notre approche de motricité libre.

✦ De même, s’il veut monter sur une structure trop grande pour lui, ou escalader alors qu’il ne sait pas le faire, ou monter à l' »araignée » alors qu’il est trop petit (en termes de taille et de capacités motrices), je ne l’aide pas. Je ne l’ai pas aidé à se retourner, à s’asseoir, à marcher, je poursuis de la même façon. Il le fera quand il sera en mesure de le faire. S’il me demande de l’aide ou râle, je le réoriente vers quelque chose qu’il peut utiliser.

Je le laisse s’asseoir s’il en a envie, près de moi ou plus loin. Je ne l’oblige pas à s’amuser, à grimper, je suis son désir et son besoin. S’il préfère se repose, observer les enfants, venir faire un câlin, je respecte cela.

S’il trébuche, je ne le relève pas. Je ne l’ai jamais fait, je ne le fais pas à la maison. Je préfère qu’il s’entraîne et sache se relever seul. Parfois je dois demander aux autres parents de ne pas le relever, et certaines personnes me regardent bizarrement. Qu’importe ! Bien sûr s’il pleure ou se fait mal, je viens tout de suite vers lui pour m’assurer qu’il ne se soit pas blessé.

Je ne l’incite pas à aller voir les autres enfants. Ce petit garçon de son âge, cette petite fille qui a un ballon. Là encore, je le laisse faire selon ses envies.

Je n’entre pas dans ses scénariis de jeu s’il ne me le demande pas. Il vit sa vie, sait que je suis là si besoin, mais je préfère ne pas anticiper et lui permettre de jouer comme il en a envie.

Je ne lui explique pas comment utiliser les structures, comment monter sur le toboggan « à l’endroit » (il y a un mode d’emploi quelque part ? pourquoi monter sur la partie glissante serait le mauvais sens ?). Je ne lui dis pas comment placer ses pieds, attraper telle ou telle barre. Soit il sait faire et s’entraîne seul, soit ce n’est pas à sa portée et il ira ailleurs.

Pour résumer, je n’interviens que si nécessaire, si sa sécurité ou son intégrité physique est en jeu !

Et vous ? Comment se passent vos sorties au parc ?

 

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